Gobelets à café : le danger caché des microplastiques

28 janvier 2026
Rédigé par Anna

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Le rituel du matin, pour des millions de personnes, est sacré. L’odeur réconfortante du café fraîchement préparé, la chaleur de la tasse entre les mains… Et pour beaucoup, ce plaisir se savoure lors du trajet quotidien, grâce à un gobelet à emporter.

Pratique, rapide, mais est-ce vraiment sans conséquence ? Une étude récente met en lumière un invité indésirable susceptible de se glisser dans nos boissons : des milliers de microparticules de plastique.

Cette découverte peut sembler alarmante, mais pas de panique. Comprendre le phénomène est la première étape pour s’en protéger. C’est exactement ce que nous allons voir ensemble : d’où viennent ces microplastiques, quels sont les gobelets les plus à risque et, surtout, comment savourer notre café nomade en toute sérénité.

Microplastiques : l’intrus inattendu de votre café

Lorsque nous parlons de microplastiques, nous faisons référence à des fragments de plastique de taille inférieure à 5 millimètres, souvent invisibles à l’œil nu. Le problème, c’est que ces particules sont désormais omniprésentes partout, jusque dans nos aliments et boissons.

Une étude publiée dans le Journal of Hazardous Materials a mis en lumière un coupable quotidien : le gobelet jetable. Les chercheurs ont découvert que le simple fait de verser un liquide chaud dans ces récipients suffisait à provoquer la libération de dizaines de milliers de ces particules.

La chaleur est le principal facteur de cette dégradation. Plus la boisson est chaude, plus le revêtement intérieur du gobelet se fragilise et libère des fragments. C’est une réaction physique simple, mais aux conséquences potentiellement complexes pour notre organisme.

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Gobelets jetables : quand la matière fait la différence

À la lumière de ces faits, une question se pose : faut-il tirer un trait sur tous les gobelets à emporter ? La réponse est plus nuancée, car l’étude montre des différences significatives selon les matériaux utilisés.

Gobelets 100 % plastique (PE) : les plus à risque

Les gobelets fabriqués entièrement en polyéthylène (PE) sont les plus mauvais élèves. L’analyse a révélé que la surface de ce type de plastique devient visiblement plus rugueuse et irrégulière au contact de l’eau chaude. Cette dégradation physique facilite le détachement des microplastiques.

Pour situer les choses, les chercheurs estiment qu’une personne buvant un café par jour dans un gobelet en PE pourrait ingérer jusqu’à 363 000 particules de microplastique par an. Un chiffre qui donne à réfléchir sur la composition de notre boisson matinale.

Gobelets en carton doublé de plastique : une fausse bonne idée ?

Vous savez, ce sont ces gobelets en papier qui semblent plus écologiques. En réalité, pour être étanches, ils sont recouverts d’une fine pellicule de plastique, le plus souvent en polyéthylène également.

Sont-ils plus sûrs ? Oui, mais la différence n’est pas si radicale.

Ces gobelets libèrent également des microplastiques, car le revêtement reste sensible à la chaleur. Cependant, leur surface reste plus lisse et subit moins de dommages, ce qui limite la contamination.

Selon les estimations, la consommation annuelle de microplastiques tomberait à environ 244 000 particules. C’est mieux, mais le problème fondamental demeure.

Température : le véritable déclencheur

Une des conclusions les plus surprenantes de l’étude est que le temps d’infusion a peu d’impact. Que votre café reste une minute ou une heure dans le gobelet, la quantité de microplastiques libérés ne change pas de manière significative.

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C’est bien le choc thermique initial qui est le principal déclencheur. Un café brûlant versé dans un gobelet froid est donc le scénario le plus défavorable.

Impact sur la santé : l’énigme des microplastiques

C’est la question qui brûle les lèvres. Ingérer des centaines de milliers de particules de plastique chaque année est-il dangereux ? La science n’a pas encore toutes les réponses, mais les premières pistes invitent à la prudence.

Les microplastiques sont reconnus comme une préoccupation de santé publique. Une fois ingérés, ils peuvent s’accumuler au sein de nos organes, comme le système digestif ou les poumons. Les chercheurs craignent que cette accumulation puisse, à long terme, provoquer des inflammations ou d’autres problèmes de santé.

L’impact réel dépend de nombreux facteurs : la taille des particules, leur forme et leur composition chimique. Des études approfondies sont encore nécessaires pour tirer des conclusions définitives.

Adopter les bons réflexes : protéger sa santé et la planète

La bonne nouvelle, c’est qu’il est aisé de réduire drastiquement son exposition à ces particules. Il suffit d’adopter de nouvelles habitudes, plus saines pour notre bien-être et meilleures pour la planète.

Le choix optimal : le réutilisable

La meilleure option, et de loin, est d’abandonner le jetable. Investir dans un mug ou une tasse réutilisable est le geste le plus sécurisé.

Mais attention, tous ne se valent pas. Privilégiez des matériaux dits « inertes », qui ne réagissent pas à la chaleur et ne libèrent aucune substance dans votre boisson.

  • L’acier inoxydable : Solide, durable et parfaitement sûr au contact des liquides chauds.
  • La céramique ou le verre : Des matériaux neutres qui préservent le goût de votre café sans y ajouter de composants indésirables.
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L’alternative jetable : bien choisir

Parfois, nous n’avons pas le choix. Dans cette situation, il existe des alternatives plus sûres que les gobelets traditionnels. Cherchez les gobelets en papier dont le revêtement n’est pas à base de pétrole.

L’option la plus prometteuse est la doublure en PHA (polyhydroxyalcanoate). Il s’agit d’un biopolymère compostable, produit par la fermentation de sucres végétaux.

Ce matériau est biodégradable et considéré comme sûr pour le contact alimentaire. Pour les identifier, recherchez des certifications de compostabilité, comme celle du BPI (Biodegradable Products Institute), qui garantissent l’absence de substances nocives.

Notre café à emporter quotidien n’est peut-être pas aussi innocent qu’il y paraît. La chaleur de notre boisson préférée agit comme un catalyseur, libérant des microplastiques des parois de la plupart des gobelets jetables. Face à cette réalité, voyons-y une opportunité.

Une opportunité de repenser un petit geste quotidien pour en faire un acte bénéfique pour notre santé et pour l’environnement. Le passage à une tasse réutilisable est un petit pas pour chacun, mais un grand pas pour un mode de vie plus sain.

Et vous, quelle est votre astuce pour un café nomade plus sain ?

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